Ramadan 2020 - la Tunisie et ses marchés alimentaires

 

Près d'1,8 milliard de fidèles à travers le monde viennent d’entrer en ce mois saint de Ramadan. Comme chaque année, cette période voit exploser la consommation de denrées alimentaires pendant un mois, pouvant aller jusqu’à une augmentation de 40% chez certains ménages. La Tunisie n’est pas en reste. Voici quelques données qui pourront nous éclairer sur ce phénomène.

Un marché déstabilisé par CoronaVirus

Alors que le mois de Ramadan marque toujours une très nette augmentation de le consommation de produits alimentaires en tous genres, cette année est marquée par un contexte particulier: celui du Covid 19. En effet, on constate un retour de l’inflation (6,2%) sur le mois d’Avril. Comme chaque année, de nombreux ménages modestes vont souffrir de prix jugés indécents et de pratiques tout aussi douteuses. Plus globalement, de nombreux tunisiens s’inquiètent de la disponibilité de certains produits alimentaires.

Inquiétudes liées aux pénuries

La crise que la planète traverse n’est pas sans effet sur la production et la circulation de denrées alimentaires. En Tunisie, l’augmentation de la consommation de légumes aurait permis une baisse importante des prix depuis le début du confinement, selon l’ONAGRI. Mais, parallèlement, le prix des fruits aurait fortement augmenté (près de 14% selon l’INS). La viande, les produits manufacturés, les produits d’hygiène et d’entretiens auraient tous subi une hausse aux alentours de 10% de leur prix un mois avant. 

Mohamed Msilini,  ministre du Commerce, indiquait le 22 avril que les marchés et les commerces seraient normalement approvisionnés en produits alimentaires durant le mois de ramadan. Le ministère dispose d’un stock important de produits de consommation de base, et interviendra pour réguler le marché par l’importation le cas échéant. Le chiffre de 60 tonnes a ainsi été évoqué pour l’importation de viande bovine, et le stock national en volailles dépasserait la demande de 250%. Le stock d’ œufs serait quand à lui fixé à 55 millions. De nombreux consommateurs restent cependant inquiets dans les capacités du ministère à éviter les pénuries de farine et de semoule, dont la demande a enregistré une augmentation notable de 26%.

Maîtriser son budget

Pour toutes ces raisons, Floussek recommande d’anticiper ces hausses de prix  et de manier son budget avec prudence. Car, si les dépenses augmentent, force est de constater chaque année que beaucoup de nourriture est jetée. Ce gaspillage a un double coût: l’inflation créée par une demande très forte, et le resserrement des budgets des ménages. D'où l'intérêt de mesurer plus finement les quantités en cette période si spéciale, et si besoin, n’acheter que ce dont on a réellement besoin.


 



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