Qu’est-ce que le microcrédit ?

 

Le microcrédit désigne des prêts de faibles montants alloués à des projets portés par des entrepreneurs ou artisans qui n’avaient jusque là pas accès aux marchés bancaires. Sa vocation initiale est de favoriser l’émergence de microprojets dans les pays en développement.

Histoire du microcrédit

On attribue souvent l’invention du microcrédit à l’économiste - et prix Nobel - Muhammad Yunus, fondateur de la première banque de microcrédit Grameen Bank. Le “banquier des pauvres” constitue ainsi le premier établissement bancaire de ce nouveau genre au milieu des années 80 pour en concentrer l’activité dans les villages du monde en développement. S’il a longtemps suscité des doutes quand à sa viabilité économique, le microcrédit présente clairement des taux de réussite et de remboursement équivalents aux prêts considérés comme traditionnels sur les marchés.

Ces faits ont depuis poussé les établissements financiers à se lancer sur ces marchés, qui ne se limitent plus désormais aux pays en développement mais se multiplient également dans les économies plus avancées.

Les chiffres-clé

En 2018, 140 millions de personnes ont bénéficié d’un microcrédit. Un chiffre qui croît d’environ 10% chaque année. Ces bénéficiaires sont des femmes dans presque 80% des cas. L’Asie est la première zone bénéficiaire (85 millions d’emprunteurs en 2018).

L’Afrique connaît un développement certain en microfinance, mais ne représente à ce jour que 6,3 millions de bénéficiaires et constitue “un portefeuille de faible qualité”. L’ONU considère en effet un effort de 5000 milliards de dollars pour atteindre ses objectifs de développement durable d’ici 2030 ! 

Le microcrédit en Tunisie

En Tunisie, l’accès aux marchés financiers est déjà compliqué et l’on constate toujours un faible taux de bancarisation des tunisiens. Ainsi, dans le baromètre des affaires en Tunisie « OBG Business Barometer: Tunisia CEO Survey », seuls 19% des chefs d’entreprises tunisiens considéraient l’accès aux marchés financiers “facile”.

Selon l’Autorité de contrôle de la microfinance de Tunisie, quelques 1,1 milliard de dinars auraient été injectés sous forme de microcrédits en Tunisie. Aussi, ces dernières années, les ministres de l’économie successifs ont-ils multiplié les annonces dans le sens de l’inclusion financière, la Tunisie étant touchée par un chômage endémique. Des acteurs internationaux se sont implantés en Tunisie ces dernières années, comme Advans, qui compterait 14 000 clients pour un en cours de 75 millions de dinars, mais aussi des sociétés tunisiennes, telle Enda Tamweel qui revendique 84 000 clients sur le territoire national.

Le microcrédit face aux critiques

Mais la réalité n’est pas rose pour tout le monde ! Un certain nombre de critiques se sont élevées contre le surendettement à partir des années 2010. En effet, la microfinance demande sa part de maturité et de responsabilité en matière de gestion, sans quoi les écueils financiers inévitables sont à prévoir. Lorsque les bénéficiaires ne disposent pas d’un bagage suffisant, ils devraient alors bénéficier d’un accompagnement accru. 

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