L'économie circulaire en Tunisie

L’économie circulaire n’a jamais été aussi en vogue dans le monde, et c’est bien une chose dont on peut se féliciter. La Tunisie est cependant extrêmement en retard sur le sujet. Et c’est regrettable, car l’économie circulaire recèle des mannes de croissance non négligeables.

L’économie circulaire, c’est quoi au juste?

L’économie circulaire peut se définir comme un modèle systémique dans lequel rien ne se perd. Deux types de biens en résultent: ceux qui se destinent à réintégrer l’environnement à l’état “naturel”, et ceux que l’on recyclera.

L’économie circulaire encourage donc la récupération systématique de nos déchets dans le but de les transformer et de limiter ainsi la pollution, voire de “réparer” l’environnement tout en produisant de la valeur.

En quoi l’économie circulaire impacte l’économie?

Les sites d’emploi dans certains pays voient exploser cette expression, dans les postes d’ingénierie notamment. C’est que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’économie circulaire ne fait pas que préserver ou réparer la nature, mais elle peut aussi créer de la valeur, et donc des emplois. 

Une étude de Circle Economy a par exemple montré que près de 15% des emplois en Belgique sont liés à l’économie circulaire, incluant des domaines tels la logistique, l’éducation ou encore le secteur public. De manière générale, si elle peut déclencher des investissements liés notamment à la récupération de déchets, cette pratique doit à terme permettre d’économiser les ressources utilisées par les entreprises, et donc leurs dépenses. Elles créent en revanche de nouveaux besoins, précisément dans les services et industries de récupération et traitement de déchets, que l’on utilisera finalement pour produire tous types de biens et de services de manière responsable et parfois autonome.

L’économie circulaire en Tunisie

Comme le démontre le projet MED TEST, des initiatives existent en Tunisie: dans ce cas, ce programme financé par les Nations Unies se donne pour objectif de revaloriser les déchets résultant de l’industrie textile; en effet, celle-ci est particulièrement consommatrice d’eau notamment, et l’épuisement de ces ressources coûte cher aux régions et les pénalisent à terme. Selon La Presse, 27 entreprises concernées auraient économisé environ 448 mille m3 cube d’eau et 111 Giga watts d’énergies par an !

Par ailleurs, le plastique a lui-aussi été au centre des débats Switch Med il y a quelques années. Cependant, celui-ci est l’illustration parfaite de la pollution qui sévit encore et toujours en Tunisie. Les milliards de sacs plastique que l’on trouve partout à travers le pays ne font que mettre en valeur l’inefficacité de la police de l’environnement instaurée il y a quelques années. Quand à l'interdiction des sacs plastique, elle a de quoi laisser perplexe...

Il faut dire que l’ampleur des défis auxquels la Tunisie fait face est inédite. L’urgence environnementale est encore perçue comme mineure en comparaison par exemple du chômage endémique qui touche le pays. C’est regrettable, car ces nouveaux systèmes économiques seraient probablement générateurs d’emplois.



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